Le Sporting Club Dracénie est décidemment en bien mauvaise posture depuis quelques temps. Après une saison sportive décevante chez les séniors, un vent de polémique souffle de nouveau au sein de l’organisation. En cause : le peu de soutien, selon les parents, aux jeunes footballeurs du collectif U13. Ces derniers ont réalisé une très belle saison : doublé dans leur championnat respectif pour les équipes 1 et 2, et accession à l’échelon supérieur. Mais les moyens ne suivraient pas (déplacements non pris en charge, gouters et maillots payé par les parents…).
La réaction du Président Hortal ne s’est pas faite attendre : »Nous sommes devant une polémique orchestrée par certaines personnes pour déstabiliser le club. Si certains veulent ma place, ils n’ont qu’à le faire savoir ».
L’adjoint au sport Stéphane Plouard semble prendre la chose très au sérieux, et ne cache plus son agacement. Il a d’ailleurs programmé une assemblée extraordinaire mercredi 26 Mai à 18 h 30. Rappelons qu’avec 190 000 alloué par la ville, le SCD bénéficie de l’une des plus importantes subventions à un club sportif.
La quête du consensus est un exercice difficile à Draguignan. Mais est-elle pour autant injustifiée ?
Notre premier magistrat s’étonne sur son blog que les groupes d’opposition aient refusé, le 7 avril dernier, d’approuver le budget primitif 2010. Il est vrai que la présentation qui en est faite est des plus alléchantes : pas d’augmentation des taux de la fiscalité depuis 9 ans, pas de recours à l’emprunt pour la 2ème année consécutive, 4,9M€ d’excédents grâce à la maîtrise des dépenses de fonctionnement, 11M€ de travaux nouveaux en investissement, augmentation de 19 % des crédits d’action sociale.
Néanmoins, le cadre idyllique avancé par la majorité est susceptible d’être contesté sur plusieurs des aspects présentés :
Tout d’abord, l’argument selon lequel l’absence d’augmentation des taux d’impositions contribue à préserver le pouvoir d’achat des Dracénois est particulièrement critiquable. Non seulement il convient de préciser que cette absence d’augmentation fait suite à une hausse considérable des taux qui a suivi l’élection de Max Piselli en 2001. Mais en outre, l’augmentation des bases a pour effet d’entraîner une véritable hausse, que la municipalité pourrait compenser en jouant sur une baisse des taux d’imposition. Bien que cela ait été proposé par les élus Divers droite, cette proposition ô combien intéressante n’a pour autant jamais été retenue.
En second lieu, l’absence de recours à l’emprunt nous est présentée comme un miracle Dracénois. Cependant, ce choix n’est pas suffisant à contribuer au désendettement de la ville, visiblement très complexe à résorber, qui reste particulièrement conséquent et nettement supérieur aux communes de notre catégorie. La contribution au désendettement de la ville n’a rien d’héroïque lorsqu’on mesure son ampleur et le manque d’une volonté appuyée en ce sens durant de trop nombreuses années. En outre il n’est pas illégitime de se demander si cette orientation consistant à exclure le recours à l’emprunt aurait été suivie si la crise économique n’était pas passée par là.
Concernant la maîtrise des dépenses de fonctionnement et les investissements supplémentaires, il faut bien évidemment les saluer, en tempérant toutefois la présentation qui nous est proposée. Y-a-t-il quelque chose de surprenant ou d’incroyable à ce que des investissements importants soient engagés dans le contexte d’explosion démographique que se plaît si souvent à vanter notre municipalité ? Il est bien normal d’anticiper les évolutions et de s’adapter aux changements en préparant l’avenir, c’est le rôle de tout gestionnaire, le moins que l’on puisse attendre.
Enfin, évoquons l’augmentation des crédits de l’action sociale de 19%. Précisions avant toute chose que cette exigence de solidarité est plus que nécessaire. Il est regrettable qu’elle ne soit pas plus conséquente et qu’elle se limite seulement au CCAS. La part des subventions accordées aux autres associations diminue quant à elle, et cela pour la deuxième année consécutive (alors même que la diminution avait été conséquente en 2009). L’action indispensable des associations dracénoises aurait mérité un soutien plus marqué.
Peut-être existe-t-il des justifications permettant d’apporter un éclairage sur une quête de consensus restée vaine…
Récemment, Monsieur le Maire proposait un article sur son blog, dans lequel il s’interrogeait sur les raisons ayant incité les membres de l’opposition à voter contre le budget primitif de 2010. Comme à l’accoutumée, notre premier magistrat semble uniquement déceler dans le choix des élus socialistes et divers droite, une simple volonté de contredire, une posture politicienne, « la pauvreté, la mauvaise foi, et même le caractère mensonger de leurs arguments ». Rien d’étonnant toutefois, les Dracénois ont pris l’habitude de cette attitude consistant à décrier son opposition.
Mais est-il véritablement étonnant qu’il y ait au sein de notre ville des opinions divergentes de celle de la majorité ?
A l’évidence, le souhait de faire le consensus est un exercice difficile. N’oublions pas d’ailleurs que lors des dernières élections municipales, de très nombreux Dracénois ont manifesté une volonté de changement ! Il est toutefois primordial de préciser que les élus de l’opposition, quelle que soit leur étiquette politique, n’ont pas à s’excuser de leurs convictions, de leurs choix et de leurs attentes pour la cité.
Faudrait-il que tous les projets entrepris par la majorité trouvent une approbation unanime sans que certains de leurs aspects ne provoquent des interrogations ou des raisons de contestation? Devrait-on assister à Draguignan à un triomphe de la pensée unique, ou est-il envisageable de manifester son désaccord sans être considéré comme un démagogue ?
Toutes ces questions restent à Draguignan sans réponse. Toutefois, les groupes de l’opposition sont informés que leur désaccord avec les orientations de la majorité sont la conséquence de leur volonté de « salir la ville ». Voilà bien une étrange réaction qui n’est pas sans susciter des interrogations !
Louis Gallois, patron du constructeur aéronautique EADS a annoncé avoir renoncé, pour la seconde année consécutive à la part variable de son salaire.
Certes, les 900 000 euros annuels dont il bénéficie en salaire fixe doivent pouvoir suffire pour vivre, mais il faut tout de même saluer cette décision.
C’est de plus de 1,1 millions d’euros dont se prive de nouveau Louis Gallois, qui il faut le rappeler, est également le patron le moins bien payé du CAC 40.
Voilà une initiative qui mériterait de faire des émules en cette période de crise.
Pour tous les Dracéniens et Dracénois avides de connaître les différents points qui ont été abordés lors du conseil communautaire qui s’est tenu le 29 mars 2010, voici la vidéo de synthèse.
De nombreux thèmes ont été abordés, a savoir :
Les finances (cotisation foncière des entreprises, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, budget 2010, reprise anticipée du résultat 2009, budget primitif 2010, subventions),
Alors que la pression au sein même de la majorité présidentielle se fait de plus en plus pressante et généralisée sur le sujet, Nicolas Sarkozy a très clairement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de revenir sur le désormais fameux bouclier fiscal. Le Chef de l’Etat ne souhaite pas modifier sa positions, considérant que personne ne doit être taxé à plus de 50% de ses revenus. Une manière selon lui d’éviter l’évasion fiscale. Or, force est de constater qu’en application, ce système ne rencontre pas l’efficacité attendue.
Récemment d’ailleurs, l’ancien premier ministre et Maire de Bordeaux, Alain Juppé, avait fait part de son souhait de voir les plus fortunés participer à l’effort collectif, dans un souci de solidarité à l’égard des Français les plus démunis.
Une remise en cause du bouclier fiscal n’est toutefois pas à l’ordre du jour. Tout au plus des aménagements pourront être envisagés. Probablement sous la forme d’un appel des grandes fortunes à la rescousse, notamment pout trouver ses solutions à l’épineuse question du financement des retraites.
Un « prélèvement spécifique » et d’ores et déjà envisagé. Face à l’ampleur des déficits, il faut bien avouer que les alternatives sont limitées. Néanmoins, dans le contexte actuel, il est plus que souhaitable de s’appuyer sur les rouages bienfaiteurs de la solidarité.
Depuis la fin des élections régionales, l’ex candidat de l’UMP pour la région PACA ne masque plus sa déception. Non pas à cause de la défaite et du goût amer qu’elle procure. Non, la réélection de Michel Vauzelle à la tête de la région a été digérée, d’ailleurs, qui pouvait croire qu’il en fut autrement ?
Les contrariétés du député Vauclusien proviennent d’une toute autre raison. Lui qui espérait tant se voir attribuer un portefeuille ministériel, promis à plusieurs reprises par l’exécutif, a mal supporté de ne pas être l’un des bénéficiaires de la petite modification gouvernementale qui a suivi les élections. Au point même qu’il avouait récemment, au quotidien La Provence,avoir pris une certaine distance avec le Chef de l’Etat.
Toujours est-il que la déception de Thierry Mariani n’est pas passée inaperçue auprès de la majorité présidentielle. Toutefois, ce qui est étonnant, c’est qu’après plusieurs promesses non tenues, il ait persévéré à croire en ses chances. Il a visiblement oublié que la parole donnée n’a pas la même vigueur suivant le contexte dans lequel on se situe.
Lors du dernier Conseil Municipal (mercredi 7 avril 2010), nous avons assisté à des scènes bien étranges. L’ordre du jour étant assez riche, avec notamment le vote du budget 2010, l’approbation des comptes administratifs 2009, et le lancement de la procédure de privatisation de l’accueil périscolaire, les interrogations des uns et des autres n’ont pas manqué.
Pourtant, aux nombreuses questions, très souvent légitimes, qui lui ont été adressées, Monsieur le Maire n’a apporté aucune réponse, préférant de façon volontaire et systématique ignorer les remarques qui pouvaient lui être faites.
Le débat démocratique, on s’en doute, ne s’est pas beaucoup enrichi de ce comportement, qui nous l’espérons, est à mettre au compte d’une petite lassitude passagère. Notons cependant que pour une fois, personne n’a perdu son calme, et pour cause, il n’y a pas eu d’échange…
La rumeur, fondée ou pas, des turpitudes amoureuses de notre Président de la République amène les différents média à se positionner sur un terrain glissant. Que nous importe de savoir, en matière de vie privée, qui fait quoi et avec qui.
Des dossiers bien plus urgents mériteraient qu’on s’y penche, au lieu de perdre de l’énergie à nous abreuver d’informations dont nous nous serions bien passés. Le spectacle livré actuellement est réellement désolant. Le débat public manque profondément de hauteur, entre une gauche ambitieuse et parfois démagogique (comment ne pas prendre position sur la réforme nécessaire du système de retraite) et une droite de plus en plus acculée, et tentée de sauver les meubles pour les prochaines échéances électorales.
Indifféremment de toute considération politique et idéologique, souhaitons que la priorité soit rapidement donnée aux Français et la résolution de leurs problèmes.